En bref
- One Health relie santé humaine, santé animale et environnementale pour une prévention plus efficace des risques sanitaires.
- Marine Tondelier propose une sécurité à 360° qui intègre l’écologie, l’éducation et l’action politique pour protéger la santé globale.
- La pandémie de Covid a accéléré l’adoption de ce cadre, qui transcende les séparations entre disciplines et secteurs.
- L’interdisciplinarité est au cœur des mécanismes de prévention, de surveillance et de réponse face aux maladies émergentes.
- Les initiatives publiques, les sommets internationaux et les observatoires mondiaux s’inscrivent dans une dynamique durable, orientée vers une meilleure préparation sanitaire.
Le concept One Health, « Une seule santé », s’est imposé dans l’arène scientifique et politique comme un cadre intégré pour aborder des défis sanitaires complexes. À l’ère post-pandémique, la médecine humaine ne peut plus se concevoir sans l’étude des interactions avec le vivant non humain et son environnement. Cette approche repose sur une compréhension fine des écosystèmes, des animaux et des microbes qui circulent entre les domaines, et elle s’inscrit dans une logique de prévention plus autonome et interconnectée. Dans ce cadre, le rôle des décideurs publics, des chercheurs et des professionnels de terrain se renforce afin de réduire les risques avant qu’ils ne se transforment en crises. La mobilisation politique autour de One Health est alimentée par des sommets, des dispositifs d’observation et des mécanismes de coopération qui visent à transformer la connaissance en mesures concrètes et mesurables. Cette dynamique est devenue une priorité rédactionnelle et opérationnelle en 2026, à l’heure où les menaces s’accumulent, notamment avec les enjeux climatiques et les pressions sur la biodiversité.
Le résumé d’ouverture met directement en relief les mécanismes biologiques et les choix d’action publique qui sous-tendent cette approche. Il s’agit d’expliquer comment les biosystèmes interagissent et comment les facteurs environnementaux, les pratiques agricoles, les modes de vie et les systèmes de soins se conditionnent mutuellement. Cette approche transversale suppose une coordination renforcée entre les domaines de la santé publique, de la médecine animale, de l’écologie et des sciences sociales. Le lecteur découvrira dans les sections suivantes comment les propositions politiques, les infrastructures de surveillance et les pratiques quotidiennes s’articulent pour former une prévention efficace et durable. L’objectif est d’exposer les mécanismes, les preuves et les responsabilités partagées qui permettent de passer d’un cadre conceptuel à des résultats mesurables au niveau national et international.
One Health et cadre scientifique : une articulation entre santé humaine, animale et environnementale
Le socle scientifique du concept One Health repose sur une définition précise qui met en relief l’interdépendance entre systèmes. La santé humaine se situe à l’intersection des dynamiques microbiologiques, physiologiques et psychosociales, tandis que la santé animale apporte une compréhension des réservoirs et des vecteurs de pathogènes. L’environnement, quant à lui, devient un contexte dynamique qui influence les trajectoires de l’immunité, le microbiote et l’exposition à des agents contaminants. Dès lors, les dysfonctionnements observés dans l’un de ces segments se répercutent inévitablement sur les autres, ce qui justifie une approche intégrée plutôt qu’une cartographie segmentaire des risques. Cette logique se reflète dans des programmes de surveillance qui croisent données épidémiologiques humaines, infections vétérinaires et indicateurs environnementaux, afin d’anticiper les émergences et d’orienter les politiques publiques en temps réel.
La pandémie de Covid a été un révélateur des limites des approches isolées: elle a démontré que les stratégies de prévention et de réponse qui se contentent de traiter les symptômes humains ou les zoonoses sans tenir compte du volet écologique restent vulnérables. Dans ce cadre, One Health s’appuie sur des principes fondamentaux tels que l’interdisciplinarité, la coopération internationale et l’intégration des données issues de domaines variés (médecine vétérinaire, épidémiologie, microbiologie, sciences environnementales, économie sanitaire). Les autorités ont pris acte que la prévention des pandémies nécessite des systèmes d’alerte précoces, des mécanismes de financement conjoints et une compréhension holistique des chaînes de transmission. L’appui politique recentre alors l’efficacité sanitaire sur des actions coordonnées qui visent à réduire les expositions nocives et à renforcer la résilience des systèmes de santé.
Les exemples concrets montrent que l’approche One Health se traduit par des mesures opérationnelles: surveillance intégrée des zoonoses, réduction des expositions professionnelles, améliorations des pratiques agricoles et alimentaires, et interventions environnementales pour limiter les pollutions et les perturbations écologiques. Cette articulation est renforcée par des dialogues entre chercheurs, praticiens et décideurs afin d’aligner les objectifs de santé publique avec les réalités économiques et sociales. Dans ce cadre, les sciences sociales apportent une compréhension des comportements individuels et collectifs, indispensables pour concevoir des stratégies de prévention qui soient acceptables et durables. Le lecteur prendra conscience que prévenir l’émergence des maladies nécessite une coordination qui traverse les frontières disciplinaires et les niveaux de gouvernance.
Pour illustrer l’[One Health] et ses implications, des ressources publiques et des analyses spécialisées mettent en lumière le fait que la protection de la biodiversité, la réduction des expositions industrielles et l’amélioration des conditions de vie animales ont des retombées directes sur la santé humaine. Cette approche, qui a gagné en visibilité après les crises sanitaires, s’impose comme un cadre opérationnel pour renforcer la résilience des systèmes de soins et pour promouvoir des pratiques plus durables dans les domaines de l’alimentation, de l’environnement et de la médecine vétérinaire. Dans le contexte 2026, elle est associée à une culture de prévention proactive et à une meilleure anticipation des risques, plutôt qu’à une réaction réactive face aux crises sanitaires.
Pour enrichir le cadre informationnel, certaines parties prenantes publient des analyses comparatives qui montrent les bénéfices d’un dialogue entre systèmes. Dans ce cadre, les propositions d’action publique s’inscrivent dans une logique de sécurité sanitaire préventive et de réduction des coûts sanitaires à long terme. Les retours d’expérience issus de sommets internationaux et de forums régionaux confirment que l’interdisciplinarité est non seulement souhaitable, mais déterminante pour l’efficacité des politiques publiques. Cette dynamique s’appuie sur une vision claire : protéger la santé globale requiert une compréhension partagée de la complexité des interactions entre organisme vivant et écosystème qui l’entoure.
Liens d’appui détaillés et analyses de terrain permettent d’appréhender les mécanismes en action. Par exemple, le sommet à Lyon a été présenté comme une étape clé pour faire converger les efforts autour d’un cadre juridique et opérationnel commun. Dans ce cadre, la mise en place d’un observatoire mondial des microbiomes est présentée comme un levier pour mieux comprendre les interactions entre les écosystèmes et les hôtes, et pour éclairer les décisions en matière de prévention et de santé publique. Les échanges ont aussi mis en avant l’importance de la communication scientifique et du partage des données pour soutenir une réponse rapide et coordonnée face à des menaces sanitaires émergentes.
Pour les lecteurs qui souhaitent approfondir, des ressources spécialisées soulignent que la littérature scientifique démontre l’efficacité des approches intégrées lorsqu’elles sont accompagnées d’un cadre de gouvernance robuste et d’un financement pérenne. Les décisions publiques, lorsqu’elles reposent sur une intelligence collective et une planification coordonnée, se révèlent plus rapidement adaptables et plus efficaces face à des scénarios de crise sanitaire globale. Dans cette perspective, One Health n’est pas une simple idée théorique, mais une orientation stratégique dont les retombées opérationnelles sont mesurables dans les systèmes de surveillance, les politiques agro-environnementales et les pratiques de soin.
Les enjeux restent élevés, et les parties prenantes insistent sur l’importance de maintenir le cap vers une sécurité sanitaire qui soit à la fois prévisible et adaptable. Le cadre One Health s’inscrit ici comme un levier majeur pour réduire les vulnérabilités liées à l’interdépendance entre humains, animaux et écosystèmes, tout en encourageant une collaboration plus étroite entre les secteurs public et privé, les chercheurs et les communautés locales. La route est longue, mais les résultats potentiels — en termes de prévention, de réduction des coûts sanitaires et d’amélioration de la qualité de vie — en valent la peine.
Sommet One Health à Lyon et One Health – sauvegarder notre bien-être en protégeant la santé animale et la biodiversité illustrent comment les acteurs publics et les instituciones s’emparent de ce cadre pour guider des choix qui dépassent les frontières nationales.

Défis et leviers de mise en œuvre
Dans le contexte 2026, les défis de mise en œuvre de One Health incluent la convergence des cadres juridiques, le financement des programmes conjoints et l’harmonisation des systèmes de surveillance. Les leviers prioritaires reposent sur une cartographie précise des risques, une communication transparente et une capacité d’action rapide face à des signaux précoces. Des indicateurs clairs et des mécanismes d’évaluation permettent de mesurer les progrès vers une sécurité sanitaire intégrée et durable. Par ailleurs, la formation et la réflexion éthiques autour du bien-être animal et de la protection de l’environnement renforcent la légitimité des interventions et favorisent l’adhésion citoyenne.
Interdépendance entre santé humaine, santé animale et santé environnementale
La relation entre les sphères humaine, animale et environnement se lit à travers des dynamiques de transmission, de résidence des agents pathogènes et de l’impact écologique. La santé humaine bénéficie directement d’un environnement préservé et d’une gestion raisonnée des animaux domestiques et sauvages. À l’inverse, des écosystèmes dégradés et une biodiversité affaiblie augmentent le risque d’émergence de maladies et de résurgences. Cette interdépendance se manifeste dans les chaînes de transmission qui relient les habitats naturels, les élevages et les milieux urbains, et elle nécessite une surveillance coordonnée pour identifier les points critiques et les interventions les plus efficaces.
Pour rendre tangible ce cadre, plusieurs axes opérationnels sont privilégiés: surveillance intégrée des maladies, réduction des expositions professionnelles et domestiques, amélioration des pratiques agricoles et modification des politiques publiques afin d’intégrer les données issues de sciences humaines et des technologies émergentes. Les exemples régionaux et internationaux montrent que les actions coordonnées permettent de réduire les coûts humains et économiques tout en renforçant la résilience des systèmes de santé. Dans ce cadre, l’écologie devient un levier d’action et non une contrainte, en ce qu’elle offre des solutions durables pour limiter les facteurs de risque et favoriser des environnements sains.
Les programmes éducatifs et les campagnes de sensibilisation jouent un rôle central dans l’intégration de ces savoirs dans le quotidien des populations. Chacun peut contribuer à une sécurité sanitaire plus robuste en adoptant des pratiques respectueuses des animaux et de l’environnement, et en participant à des initiatives locales de réduction des pollutions, d’amélioration de l’hygiène et de la qualité des aliments. Cette dynamique favorise la confiance envers les institutions et l’appropriation collective des mesures de prévention, qui constituent l’épine dorsale d’une santé globale durable.
Dans le cadre des politiques publiques, la coordination entre sectors est renforcée par des mécanismes de financement et des accords de coopération qui visent des résultats concrets. Les retours d’expérience démontrent que les approches interdisciplinaires permettent d’identifier des synergies et d’éviter les coûts inutiles, tout en renforçant la capacité d’anticipation face à des risques émergents. La transformation des connaissances en actions est au cœur de l’effort, et les institutions qui mettent en place des partenariats solides et des plateformes de partage des données obtiennent des résultats plus rapides et plus durables.
Pour illustrer l’alignement entre les dimensions humaines, animales et environnementales, l’interaction entre les politiques agroalimentaires et la protection du vivant est souvent citée comme modèle. Cette approche s’inscrit dans une dynamique de prévention qui vise à réduire les expositions à des substances problematiques et à promouvoir des pratiques respectueuses de l’environnement. La culture de prévention et la coopération intersectorielle restent les leviers clés pour construire une interface efficiente entre science et société, afin de limiter les retombées sanitaires négatives et d’améliorer la résilience des communautés face aux défis sanitaires actuels et futurs.
Pour prolonger cette réflexion, la problématique de l’éthique et de la sécurité des systèmes et des données est centrale. Dans une logique One Health, les décisions s’appuient sur des données solides et une transparence vis-à-vis du public. La communication des risques et la compréhension des objectifs de prévention doivent être claires et accessibles, afin d’éviter les malentendus et de favoriser l’adhésion générale aux mesures préventives. La collaboration entre chercheurs, professionnels de santé, acteurs économiques et citoyens représente le socle d’un système capable de prévenir, détecter et répondre rapidement aux menaces sanitaires émergentes, sans sacrifier les principes éthiques et le bien-être animal.
Par ailleurs, les mécanismes de coopération internationaux et les échanges d’informations entre pays jouent un rôle crucial dans la réussite de One Health. Les expériences partagées dans les réseaux mondiaux et régionaux permettent d’ancrer les pratiques exemplaires et les leçons tirées des crises récentes. Cette dynamique contribue à une meilleure préparation face aux défis sanitaires globaux et renforce l’emprise de la prévention comme pilier central des systèmes de santé, plutôt que comme simple réaction en cas de crise.
Les discussions parlementaires et les débats publics sur One Health témoignent d’un engagement croissant pour une approche intégrée. Alors que des voix s’interrogent encore sur les modalités de mise en œuvre, le consensus autour de l’interdisciplinarité et de la prévention s’amplifie. Dans ce contexte, Marine Tondelier et ses partisans insistent sur le fait que la santé globale doit être considérée comme un droit fondamental du XXIe siècle, un socle qui nécessite des actions concrètes et mesurables, adaptées à chaque territoire et à chaque acteur.
Pour nourrir la réflexion, deux ressources complémentaires démontrent comment les mesures proposées s’inscrivent dans une logique pratique et opérationnelle: Sommet One Health à Lyon et One Health – sauvegarder notre bien-être en protégeant la santé animale et la biodiversité. Ces ressources illustrent comment les propositions concrètes peuvent devenir des politiques publiques et des gestes quotidiens porteurs d’avenir.
Propositions publiques et défis de mise en œuvre dans un cadre démocratique
Dans le paysage politique contemporain, les propositions autour de One Health privilégient une vision intégrée de la sécurité sanitaire, qui ne se contente plus d’un seul secteur pour protéger le bien-être des populations. L’idée est d’inscrire la santé dans une dynamique de prévention systémique, où les dimensions sociales, économiques et environnementales s’interéchelonnent. Les mesures avancées visent à réduire les expositions nuisibles, à soutenir des pratiques agricoles et alimentaires plus responsables et à favoriser l’éducation et la sensibilisation du public. Cette approche est soutenue par des sommets et des cadres multilatéraux qui encouragent la coopération et l’échange d’expériences entre États et régions.
Sur le volet concret, les propositions mobilisent des axes tels que l’amélioration de l’environnement urbain et rural, la réduction des pesticides et des polluants dans les chaînes d’approvisionnement, et la promotion d’un mode de vie plus sain et plus durable. La prévention devient ainsi une responsabilité partagée, appuyée par des outils d’évaluation et des mécanismes de financement destinés à soutenir les projets transversaux. Le cadre juridique est également sollicité pour clarifier les obligations des acteurs privés et publics et pour créer des espaces de coopération efficaces entre les disciplines. Ces éléments renforcent la capacité des gouvernements à anticiper les menaces et à déployer des réponses coordonnées et proportionnées.
La question de la sécurité à 360° évoquée par les partisans de One Health s’appuie sur des exemples concrets de mise en œuvre: interdiction progressive d’aliments ultratransformés dans les cantines scolaires, réduction ou suppression progressive des pesticides, et l’établissement d’un observatoire mondial dédié à la compréhension des microbiomes et de leur rôle dans la santé globale. Ces propositions démontrent que l’objectif n’est pas seulement d’obtenir une meilleure connaissance, mais aussi de traduire cette connaissance en politiques publiques qui protègent les populations et les écosystèmes. Elles renforcent l’idée qu’une approche interdisciplinaire peut produire des résultats plus robustes et plus durables que des solutions sectorielles isolées.
En parallèle, les échanges au niveau international et les débats parlementaires illustrent les tensions et les opportunités qui accompagnent l’intégration de One Health dans le cadre démocratique. Des voix divergentes soulignent la difficulté d’unifier les critères de référence et les méthodes de financement à l’échelle nationale et continentale. Cependant, l’élan politique autour de ce cadre s’appuie sur des preuves claires : les maladies émergentes et les risques sanitaires croisés nécessitent une approche cohérente et coordonnée, capable d’anticiper les crises et de limiter leurs impacts. Le rôle des citoyens et des acteurs locaux reste central pour garantir que les mesures proposées soient comprises, acceptées et appliquées sur le terrain.
Pour conclure ce panorama, les défis résident dans l’harmonisation des politiques et des systèmes, la consolidation des partenariats et la traduction des résultats scientifiques en actions tangibles et vérifiables. La dynamique One Health, en tant que cadre politique et pratique, doit continuer à évoluer en s’appuyant sur la coopération internationale, les approches interdisciplinaires et les mécanismes de financement adaptés. Dans ce sens, les avancées observées en 2026 témoignent d’une maturation du concept et d’un engagement plus fort en faveur d’un modèle sanitaire qui place la prévention et la résilience au cœur de l’action publique.
Pour enrichir les perspectives, deux ressources complémentaires fournissent des éclairages sur les actions concrètes et les bénéfices escomptés: Sommet One Health à Lyon et One Health – sauvegarder notre bien-être en protégeant la santé animale et la biodiversité.
Les correspondances entre le cadre One Health et les objectifs de santé publique se renforcent à mesure que les politiques publiques intègrent les dimensions écologiques et animales dans des plans d’action concrets. Pour comprendre les mécanismes, il convient de consulter les analyses et les rapports des institutions qui mettent en évidence les effets positifs de l’interdisciplinarité et de la coopération internationale sur la prévention et la sécurité sanitaire.
En complément, une étude comparative met en lumière l’impact des mesures de prévention intégrées sur les coûts sanitaires. Elle démontre que les systèmes qui adoptent une approche One Health favorisent une meilleure allocation des ressources et une réduction des crises sanitaires en aval, tout en améliorant le bien-être général des populations et des animaux. Cette réalité rend les décisions publiques plus durables et les interventions plus efficace dans le temps.
Vers une culture d’interdisciplinarité et de prévention à l’échelle globale
La culture d’interdisciplinarité qui sous-tend One Health se nourrit de collaborations renforcées entre chercheurs, soignants, responsables politiques et acteurs économiques. L’objectif est de créer des passerelles entre les domaines qui, traditionnellement, fonctionnent en silos. Cette ouverture nécessite des cadres de travail partagés, des plateformes de données ouvertes et des mécanismes de financement adaptés qui encouragent les projets transversaux. Dans les faits, cela se traduit par des consortiums universitaires, des partenariats publics-privés et des réseaux de surveillance communs qui permettent d’anticiper les risques et de répondre plus rapidement et plus efficacement à des menaces sanitaires émergentes.
Pour que One Health devienne une pratique durable, il faut aussi s’atteler à la dimension sociale et éthique de la prévention. Les programmes éducatifs et les campagnes de sensibilisation jouent un rôle crucial pour instaurer une culture de prévention et de responsabilité collective. La communication scientifique est essentielle pour construire la confiance et l’adhésion du public, et pour éviter les malentendus qui peuvent freiner l’application des mesures recommandées. L’éthique de l’intervention—y compris en matière de bien-être animal et de protection de l’environnement—doit rester au centre des décisions, afin d’assurer une cohérence entre les objectifs sanitaires et les valeurs sociétales.
Dans ce cadre, les actions publiques s’articulent autour de plusieurs axes stratégiques: renforcer la surveillance et l’alerte précoce, développer des solutions technologiques et des outils analytiques qui facilitent l’interopérabilité des données, et encourager des pratiques professionnelles qui intègrent les dimensions humaines et animales dans les politiques de santé. Les expériences récentes montrent que les initiatives interdéparcourir les disciplines et les frontières politiques sont les plus susceptibles de produire des résultats concrets et durables. Cette réalité invite les acteurs à repenser les modes d’évaluation et de financement pour valoriser les résultats à long terme et les bénéfices collectifs.
La dimension internationale est également cruciale: les accords et les normes communs renforcent la capacité des pays à coordonner leurs efforts face à des menaces sanitaires transfrontalières. Le cadre One Health, en tant que logique d’action, se nourrit de ces échanges et de ces synergies, qui permettent d’étendre les meilleures pratiques et de diffuser les leçons apprises. Dans une période marquée par des transformations climatiques et une intensification des échanges mondiaux, l’interdisciplinarité apparaît comme le seul chemin viable pour une prévention efficace et durable, capable de protéger la santé humaine, la santé animale et la santé des écosystèmes qui les soutiennent.
Pour approfondir les perspectives, les acteurs publics et privés peuvent s’inspirer des échanges récents autour de l’observatoire mondial et des initiatives qui visent à mieux comprendre les microbiomes et leurs implications sur la santé globale. Ces avancées se traduisent par des mesures concrètes et une meilleure coordination entre les secteurs, qui renforcent la résilience sanitaire et le bien-être commun dans un contexte de plus en plus interconnecté.
Les liens et les ressources ci-dessous illustrent les actions et les réflexions qui entourent ces dynamiques: Sommet One Health à Lyon et One Health – sauvegarder notre bien-être en protégeant la santé animale et la biodiversité.
La progression vers une culture d’interdisciplinarité et de prévention nécessite une implication continue des communautés, des professionnels et des décideurs. Le changement est progressif mais il s’inscrit dans une dynamique claire: mobiliser les ressources, partager les données et adopter des pratiques qui renforcent la résilience sanitaire à l’échelle locale et mondiale. Cette trajectoire repose sur la conviction que la sécurité sanitaire est un droit collectif, qui demande une action concertée et des mécanismes d’évaluation transparents pour démontrer les résultats obtenus et les bénéfices pour tous.
Cette approche est aussi un appel à l’action citoyenne et à l’engagement des territoires. En intégrant les dimensions sociales et écologiques, les sociétés peuvent construire des systèmes de prévention plus justes et plus efficaces, qui protègent les populations et les environnements sur lesquels elles dépendent. L’objectif est de faire émerger une pratique durable et reproductible, qui permette de répondre rapidement et efficacement aux défis sanitaires actuels et futurs, tout en préservant les ressources, les animaux et les écosystèmes pour les générations à venir.
Historique, débats et perspectives d’avenir pour One Health dans la politique et la société
Le cadre One Health n’est pas apparu du jour au lendemain: il s’est étoffé au fil des décennies, alimenté par les résultats de recherches multidisciplinaires et par les leçons tirées de crises sanitaires majeures. La pandémie de Covid a joué un rôle catalyseur en démontrant que les interactions entre santé humaine, animale et environnement ne peuvent être ignorées sans conséquences pour la sécurité collective. Aujourd’hui, les États, les organisations internationales et les acteurs locaux poursuivent l’effort de formalisation de ce cadre, afin de le rendre opérationnel et lisible pour les citoyens. Les débats publics et les discussions parlementaires témoignent d’une volonté croissante de transformer ce cadre en actions concrètes qui répondent aux besoins réels des populations et des territoires.
Dans l’espace politique, l’idée d’inscrire One Health comme un droit fondamental du XXIe siècle gagne du terrain. Cette position est soutenue par des messages qui insistent sur la prévention comme déterminant de la sécurité et de la prospérité. Toutefois, des voix critiques attirent l’attention sur les défis de traduction des concepts en obligations normatives, sur les coûts et sur la nécessité d’évaluer les résultats de manière objective et comparative. Le débat est nourri par des réflexions sur l’équilibre entre souveraineté nationale et coopération internationale, et sur la manière dont les politiques publiques peuvent soutenir une approche intégrée tout en restant compatibles avec les réalités économiques et sociales des territoires.
Les discussions à l’Assemblée nationale et les initiatives diplomatiques autour du cadre One Health montrent une dynamique croissante: la reconnaissance de l’interdépendance entre santé humaine, animale et environnementale est partagée par un nombre croissant de pays et d’organisations. Cette réalité alimente la circulation d’idées innovantes et de projets concrets, destinés à améliorer la prévention, la surveillance et la préparation face aux enjeux sanitaires globaux. Les médias et les acteurs civils jouent un rôle clé en relayant les avancées, les défis et les visions d’avenir, ce qui contribue à démocratiser le concept et à soutenir une appropriation plus large par la société civile.
En 2026, l’agenda One Health voit se multiplier les initiatives transfrontalières et les partenariats intersectoriels. L’objectif est clair: bâtir une sécurité sanitaire qui ne se contente pas de réagir, mais qui anticipe et prévient. Pour cela, il convient d’accroître les budgets dédiés, de soutenir la formation des professionnels et d’encourager l’émergence d’outils opérationnels qui faciliteront la coordination entre les différents systèmes de santé et les acteurs de l’environnement. La vision est ambitieuse mais nécessaire, afin de garantir une santé globale qui bénéficie à toutes les composantes de la société et qui puisse s’adapter aux évolutions rapides de l’écosystème mondial.
Pour conclure sur les perspectives, les acteurs qui portent One Health s’accordent sur l’importance de préserver l’équilibre entre science, politique et société. La capacité à transformer les connaissances en actions concrètes, à préserver la biodiversité et à protéger les écosystèmes dépend du niveau d’engagement et de collaboration entre tous les acteurs. Dans ce contexte, One Health représente plus qu’un cadre conceptuel: il s’agit d’un socle pour construire une sécurité sanitaire résiliente, équitable et durable, qui porte les valeurs d’écologie, de prévention et d’interdisciplinarité au-delà des frontières et des secteurs.
FAQ
Qu’est-ce que One Health et pourquoi est-il devenu central en 2026 ?
One Health est une approche qui relie santé humaine, santé animale et environnement pour prévenir les risques sanitaires et mieux préparer les sociétés face aux pandémies et aux maladies émergentes. Son adoption croisée entre science et politique s’accélère après la pandémie de Covid et les préoccupations liées au changement climatique et à la biodiversité.
Quel rôle joue Marine Tondelier dans le cadre One Health ?
Marine Tondelier promeut une sécurité sanitaire à 360°, intégrant l’écologie et les dimensions humaines et animales. Ses propositions couvrent la prévention, l’éducation et les réformes environnementales et agricoles pour renforcer la protection de la santé globale.
Comment les politiques publiques peuvent-elles soutenir One Health ?
Les politiques publiques peuvent soutenir One Health en créant des mécanismes de surveillance intégrés, en favorisant l’interdisciplinarité et en soutenant des actions concrètes comme la réduction des pesticides et l’amélioration des pratiques alimentaires et environnementales.
Existe-t-il des ressources pour suivre les avancées One Health ?
Oui, des sommets internationaux, des observatoires et des analyses publiques offrent des informations actualisées sur les progrès, les débats et les applications pratiques liées à One Health.


